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art contemporain

La main libérée de l’artiste Aborigène au crépuscule

La main libérée de l’artiste Aborigène au crépuscule

Je me souviens de cette main fragile, toute ridée, presque décharnée, qui dansait sur la peinture. Il lui manquait quelques phalanges, suite à la difficile vie dans les déserts australiens. Sur la toile, elle déposait des points avec virtuosité et concentration, juste munie d’une fine baguette de bois pointue. Cette main tremblait par moment, sans chercher la perfection, mais juste dans l’émotion du partage d’une histoire inscrite en elle. Si souvent cette main avait caressé les lieux représentés sur la peinture, comme cette roche rouge pulvérisée par des millions d’années d’érosion, dans une intimité toute particulière avec le Temps du Rêve Aborigène. Ici la plissure dans la roche évoquait le cheminement des 7 sœurs à travers le territoire, grands ancêtres entre ciel et terre, entre l’accomplissement de la Loi et la Création des constellations comme Orion et les Pléiades.

L'art Aborigène face à l'art contemporain ?

L'art Aborigène face à l'art contemporain ?

… Les artistes Aborigènes comme Emily Kame Kngwarreye ne sont pas à la recherche de l’esthétisme ou à l’écoute des sirènes du marché de l’art. Avant tout ils célèbrent la Terre, leurs lieux spirituels et ancestraux. Ce qui peut apparaître comme abstrait pour un regard occidental ne l’est point. Les œuvres Aborigènes résonnent de la densité d’un savoir millénaire. Elles conjuguent la mémoire du plus ancien peuple de notre planète. Elles font sens…

Lire les forces telluriques avec les Aborigènes d’Australie - exposition Martumili

Lire les forces telluriques avec les Aborigènes d’Australie - exposition Martumili

Dans le sang des Aborigènes coule les gènes des plus grands aventuriers et explorateurs des temps de la Préhistoire. Sans route, chemin, ni tracés, ils parcoururent le monde face à l’inconnu, affrontant tous les dangers et s’établirent enfin aux antipodes, y compris dans les endroits les plus éloignés d’Australie il y a plus de 70 000 ans. Dans une dynamique de fusion avec la terre, ils apprirent à lire ses moindres signes pour inventer des cartes d’itinéraires propres à assurer leur survie également en plein désert. Leur art resplendit depuis toujours de cette lecture immémoriale et ancestrale comme ici avec les Aborigènes Martu.